Au mois de février, “40 mil­lions d’automobilistes” avait inter­rogé l’ensemble des can­di­dats à l’élection pré­si­den­tielle sur des grands thèmes liés à l’automobilité (entre­tien des routes, poli­tique de sécu­rité rou­tière, prix des car­bu­rants, prix de la répa­ra­tion auto­mo­bile…). A l’exception de Jacques Che­mi­nade et Phi­lippe Pou­tou, tous ont accepté de répondre au ques­tion­naire de l’association.

Les réponses appor­tées sont-elles satis­fai­santes ? Pas vraiment !

En effet, leur ana­lyse ne laisse entre­voir aucune vision claire sur les sujets abor­dés, ni aucune réelle volonté de prendre en compte l’automobilité qui est pour­tant au cœur de l’organisation des ménages.

Suite de notre rubrique per­met­tant aux inter­nautes de nous poser des ques­tions juri­diques (cli­quer ici pour consul­ter notre article pré­cé­dent). C’est aujourd’hui Julien, un auto­mo­bi­liste de Tours, qui nous interroge :

« J’ai reçu un avis de contra­ven­tion pour un excès de vitesse de 24 km/h il y a 6 mois que j’ai payé immé­dia­te­ment. Pour­tant à ce jour je n’ai tou­jours pas reçu de cour­rier m’indiquant mon retrait de point. L’administration a-t-elle encore le droit de me reti­rer les 2 points de cette infrac­tion ? »

Autant mettre fin immé­dia­te­ment aux espoirs de Julien : il n’y a pas de pres­crip­tion en matière de retrait de points.

Le droit rou­tier est consi­déré par de nom­breux auto­mo­bi­listes comme com­plexe, inac­ces­sible. Il est dif­fi­cile de leur don­ner tort ! On ne peut en effet que consta­ter le maquis juri­dique auquel doit faire face l’automobiliste qui sou­haite se défendre face à l’administration ou tout sim­ple­ment qui sou­haite obte­nir des renseignements.

 

C’est la rai­son pour laquelle nous avons décidé de vous offrir la pos­si­bi­lité de nous sou­mettre vos ques­tions juri­diques par email à l’adresse voixpublique@40millionsdautomobilistes.com. Chaque semaine, nous sélec­tion­ne­rons une ques­tion d’ordre géné­ral sus­cep­tible d’intéresser le plus grand nombre et y répon­drons dans ce blog.

Enfin, nous y sommes !  Tous les pro­ta­go­nistes atten­dus pour se lan­cer dans la course à l’élection pré­si­den­tielle se sont décla­rés can­di­dats ! Avec l’imminence du pre­mier tour de l’élection vient aussi le temps de com­pa­rer les pro­grammes des pré­si­den­tiables. Sui­vant les opi­nions et sen­si­bi­li­tés de cha­cun, ce qui sera scruté dans les pro­grammes dif­fère : âge de la retraite pour cer­tains, taux d’imposition ou mesures pour lut­ter contre le chô­mage pour d’autres. Autant de sujets qui seront inévi­ta­ble­ment débat­tus, jusqu’à plus soif, dans les 59 jours qui nous séparent du pre­mier tour de l’élection pré­si­den­tielle.

L’obligation de déte­nir un éthy­lo­test dans son véhi­cule avait été annon­cée pour le 1er mars, puis pour le 1er avril : ce serait fina­le­ment le 1er juillet ! C’est en tout cas ce qui res­sort d’une cir­cu­laire du ministre de l’Intérieur Claude Guéant adres­sée à l’ensemble des pré­fets et publiée il y a quelques jours. Cepen­dant, l’usage du condi­tion­nel s’impose car cette date doit être confir­mée par un décret, non encore publié à ce jour. Celui-ci fixera éga­le­ment le nombre d’éthylotests à déte­nir (la logique vou­drait qu’il y en ait au moins 5, afin que chaque pas­sa­ger de la voi­ture puisse se contrô­ler).